Le 26 février, le ministère de l’Éducation nationale a publié une enquête montrant qu’en terminale, les six enseignements de spécialité les plus choisis sont, par ordre décroissant : les « mathématiques », les « sciences économiques et sociales » (SES), la « physique-chimie », les « sciences de la vie et de la Terre » (SVT), l’« histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques » (HGGSP) et les « langues, littérature et cultures étrangères et régionales » (LLCER).
Globalement, les mathématiques restent donc la spécialité la plus choisie par les élèves de terminale.
Mais un chiffre interpelle : seules 33,7 % des filles suivent la spécialité « mathématiques » en terminale. Par conséquent, elles ne représentent qu’un tiers des élèves qui choisissent l’enseignement facultatif « mathématiques expertes ».
Les filles sont par ailleurs surreprésentées dans les enseignements artistiques : elles représentent 79,6 % des élèves en arts plastiques en terminale et 89,1 % en danse. Elles sont également majoritaires en humanités, littérature et philosophie (82,2 %) et en littérature, langues et culture de l’Antiquité (80,2 %).
On ne peut s’empêcher de se poser une question : l’idée selon laquelle « les filles seraient plus douées pour l’art ou la littérature » semble s’insinuer dans l’esprit des petites filles dès le cours préparatoire.

Alors, comment encourager les petites filles à aimer les mathématiques ?
Un point essentiel : leur permettre d’aborder les mathématiques telles qu’elles sont réellement.
Avec leurs questions, leurs qualités, leur sensibilité, leur manière singulière de voir le monde.
L’éveiller
Les mathématiques peuvent devenir concrètes et vivantes.
Lors des courses, on peut leur proposer de calculer la monnaie ou de comparer des réductions.
En cuisine, elles peuvent mesurer avec un verre doseur, peser des ingrédients, comprendre les fractions.
En voyage, lire une carte, estimer des distances et des durées permet de transformer les mathématiques en outil pratique.
Si elle aime dessiner, on peut lui faire découvrir la symétrie et la perspective dans les œuvres.
Si elle aime les histoires, on peut lui raconter des anecdotes intéressantes sur des mathématiciens et des scientifiques.
Si elle aime la nature, observer la suite de Fibonacci dans les pétales d’une fleur ou les hexagones d’une ruche ouvre un regard nouveau.
L’idée est simple : lui montrer que les mathématiques sont partout, et qu’elles peuvent s’aimer dans la vie de tous les jours.
À propos de Think Academy
Think Academy en France se concentre sur la formation à la pensée mathématique pour les enfants de 5 à 12 ans. Les cours utilisent des exercices comme support, et, en fonction de l’âge et du développement cognitif des enfants, les enseignants appliquent une méthode pédagogique qui va du concret à l’abstrait, afin de cultiver la capacité de réflexion autonome des enfants, la construction de modèles et de méthodologies, ainsi que leur capacité à appliquer les connaissances dans des contextes variés.


