Beaucoup de parents font le même constat : leur enfant calcule correctement, maîtrise les additions, soustractions, multiplications et divisions… mais face aux problèmes mathématiques, tout se complique. Il relit l’énoncé sans comprendre la question, ou bien trouve un résultat… faux.
Dans la majorité des cas, le problème ne vient pas d’un manque de technique opératoire. Il vient plutôt du fait que l’enfant n’a pas encore acquis les compétences profondes nécessaires pour résoudre des problèmes mathématiques. Comprendre cela change totalement la manière d’accompagner son enfant.
Les problèmes mathématiques à l’école primaire : une progression structurée
En France, les problèmes mathématiques apparaissent généralement dès le CE2. Au CE2, les situations mobilisent principalement les quatre opérations de base. Puis, à mesure que les apprentissages avancent, les élèves doivent manipuler la division avec reste, la division à plusieurs chiffres, les fractions et les nombres décimaux.
Mais la difficulté ne concerne pas uniquement les calculs.
Les énoncés deviennent plus longs, plus denses, et demandent une meilleure compréhension écrite. Dans les classes supérieures, les enfants doivent aussi distinguer les informations utiles des informations inutiles, repérer des données implicites et identifier des éléments clés parfois cachés dans le texte.
Autrement dit, résoudre des problèmes mathématiques mobilise à la fois les compétences numériques et les capacités de lecture.

Les différents types de problèmes mathématiques et les compétences mobilisées
Les formes de problèmes mathématiques sont variées, mais les compétences sous-jacentes restent relativement claires.
Les problèmes en situation de vie quotidienne consistent à transformer une situation concrète en modèle mathématique. Ils évaluent principalement le sens du nombre et la maîtrise des calculs.
Les problèmes à étapes multiples demandent de construire des résultats intermédiaires avant d’aboutir à la solution finale. Ils sollicitent fortement le raisonnement logique.
Les problèmes de données et de statistiques amènent l’enfant à lire un tableau, interpréter un graphique ou extraire des informations chiffrées. Ils développent la capacité de traitement et d’organisation des données.
Les problèmes d’application en géométrie consistent à utiliser des propriétés géométriques dans un contexte concret. Ils mobilisent la vision spatiale et le raisonnement géométrique.
Certaines structures de pensée reviennent fréquemment : les problèmes de multiples (résolus efficacement à l’aide d’un schéma en barres), les problèmes de périodicité, les problèmes d’intervalle, les problèmes de combinatoire qui nécessitent une pensée ordonnée, les problèmes de trajet qui mobilisent à la fois le raisonnement déductif et le calcul, ou encore les problèmes d’équivalence qui demandent une capacité d’abstraction.
Derrière chaque type de problèmes mathématiques, se cache une compétence cognitive spécifique.
Pourquoi un enfant se trompe-t-il dans les problèmes mathématiques ?
Quand on se demande comment aider un enfant à résoudre des problèmes mathématiques, il faut d’abord identifier l’origine des erreurs.
La compréhension de l’énoncé est l’étape la plus fragile. Les informations essentielles sont présentes dans le texte, mais l’énoncé peut être trop long ou formulé de manière complexe. Certains mots sont mal interprétés. L’enfant ne comprend pas exactement ce qui est demandé et choisit alors une mauvaise opération.
Les erreurs de calcul constituent l’autre grande source de difficulté. Même lorsque le raisonnement est juste, l’enfant peut confondre multiplication et division, oublier une retenue ou mal lire un chiffre. Ces erreurs d’inattention donnent l’impression qu’il ne maîtrise pas la notion, alors qu’il s’agit souvent d’un manque de vigilance.
Comment résoudre des problèmes mathématiques : conseils pratiques pour les parents
Si vous vous demandez comment résoudre des problèmes mathématiques à la maison ou comment aider un enfant à résoudre des problèmes mathématiques, voici des pistes concrètes.
La priorité est de renforcer la compréhension de lecture. Lorsqu’il lit l’énoncé, l’enfant peut surligner avec des couleurs différentes les nombres, les mots importants comme « au moins » ou « ne dépasse pas », ainsi que le verbe de la question. Il est utile de faire suivre le texte avec le doigt pour éviter de sauter une ligne. Une fois le problème terminé, on peut lui demander de reformuler l’énoncé en une phrase simple afin d’en extraire le sens essentiel. Par exemple, « comparer A et B » peut devenir « trouver qui a le plus ».
Un cahier d’erreurs peut également être très efficace. On y classe les expressions souvent mal comprises, afin que l’enfant apprenne progressivement à les reconnaître.
Par ailleurs, encourager la lecture régulière de textes en français, notamment ceux contenant des phrases longues et structurées, améliore considérablement la capacité à traiter l’information écrite. Cette compétence est indispensable pour réussir les problèmes mathématiques.
Enfin, il est essentiel d’installer l’habitude de la vérification. Après avoir terminé un exercice, l’enfant doit relire la question, vérifier si le résultat est cohérent et contrôler le calcul principal. Cette seconde lecture permet de réduire significativement les erreurs d’inattention.
Les problèmes mathématiques ne sont donc pas seulement des exercices de calcul. Ils mobilisent la compréhension, la logique, l’organisation de la pensée et la rigueur. En travaillant la lecture, la structuration du raisonnement et l’autonomie dans la vérification, vous donnerez à votre enfant les clés pour progresser durablement et gagner en confiance face aux problèmes.
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À propos de Think Academy
Think Academy en France se concentre sur la formation à la pensée mathématique pour les enfants de 5 à 12 ans. Les cours utilisent des exercices comme support, et, en fonction de l’âge et du développement cognitif des enfants, les enseignants appliquent une méthode pédagogique qui va du concret à l’abstrait, afin de cultiver la capacité de réflexion autonome des enfants, la construction de modèles et de méthodologies, ainsi que leur capacité à appliquer les connaissances dans des contextes variés.

