Les résultats de la France en mathématiques à l’école primaire et au collège ne cessent de reculer dans les classements internationaux. Face à cette réalité, ne faudrait-il pas, dès le primaire, cultiver chez nos enfants le goût des mathématiques et de solides capacités de raisonnement ?
Où en sont les élèves français en maths ?
De plus en plus de parents en sont convaincus : à l’ère de l’IA, les mathématiques représentent un avantage décisif pour l’avenir des enfants.
Pourtant, l’étude TIMSS 2019 montre que le niveau en mathématiques des élèves français de CM1 arrive dernier parmi les pays de l’Union européenne et les pays économiquement comparables. Chez les élèves de 4e, le niveau en mathématiques est avant-dernier. La moitié des élèves de 5e ne savent pas combien de minutes font « trois quarts d’heure » ; un quart des élèves au brevet obtiennent moins de 5/20 à l’épreuve de mathématiques (sur 20).
Trois ans plus tard, le rapport PISA 2022 confirme une chute encore plus marquée : en mathématiques, la baisse observée en France est sans précédent, avec une 23e place sur 37 pays de l’OCDE.

On voit ainsi se dessiner un paradoxe clair : au moment où les compétences en mathématiques deviennent essentielles, notre système éducatif produit une baisse générale du niveau. Cette situation suscite de nombreux débats : une partie des ressources éducatives serait davantage orientée vers les établissements et élèves « d’élite », et certaines décisions — comme la suppression passée du caractère obligatoire des mathématiques en première générale — sont souvent citées comme ayant contribué à accentuer la tendance.
Réformes en mathématiques : ce que fait l’État… et pourquoi cela ne suffit pas
Dans ce contexte, le gouvernement français a commencé ces dernières années à réajuster la politique d’enseignement des mathématiques. Par exemple, depuis septembre 2023, tous les lycées généraux réintroduisent les mathématiques comme matière obligatoire ; la mise en place d’une épreuve de mathématiques anticipée au baccalauréat ; l’augmentation du poids du calcul dans l’épreuve de mathématiques au brevet ; et, côté primaire, une réforme des programmes visant à intégrer progressivement la méthode de Singapour pour enseigner les mathématiques, entre autres.

Mais des ajustements de politique éducative ne suffisent pas. Ce qui détermine réellement le développement des compétences en mathématiques chez un enfant se construit souvent bien plus tôt : les bases, les habitudes d’apprentissage, et le rapport à la matière.
Le primaire et le collège sont justement des périodes clés pour développer l’intérêt pour les mathématiques et la pensée mathématique. Si l’enfant acquiert progressivement une bonne maîtrise du calcul et du raisonnement logique à ces étapes, les mathématiques ne sont plus seulement une discipline « pour les contrôles » : elles deviennent un outil utile toute la vie.
C’est pourquoi plus on développe tôt l’intérêt et la pensée en mathématiques, plus l’enfant aborde sereinement le lycée, l’apprentissage des mathématiques et les défis des différents examens.
À propos de Think Academy
Think Academy en France se concentre sur la formation à la pensée mathématique pour les enfants de 5 à 12 ans. Les cours utilisent des exercices comme support, et, en fonction de l’âge et du développement cognitif des enfants, les enseignants appliquent une méthode pédagogique qui va du concret à l’abstrait, afin de cultiver la capacité de réflexion autonome des enfants, la construction de modèles et de méthodologies, ainsi que leur capacité à appliquer les connaissances dans des contextes variés.

